RGPH4 : une Guinée jeune de 17,5 millions d’habitants, entre déséquilibres sociaux et fortes disparités régionales

La présentation des résultats du Quatrième Recensement Général de la Population et de l’Habitation (RGPH4) dresse un portrait précis de la dynamique démographique et sociale de la Guinée. Les chiffres officiels mettent en évidence une population très jeune, une forte pression sur les infrastructures sociales et d’importants contrastes territoriaux.

Une population estimée à 17 521 167 habitants

Selon les données du RGPH4, la Guinée compte désormais 17 521 167 habitants. L’âge moyen de la population est de 22,2 ans, confirmant une structure démographique dominée par la jeunesse. Les moins de 15 ans représentent environ 43 % de la population, tandis que près de 8 Guinéens sur 10 ont moins de 35 ans.

Cette configuration démographique pose d’importants défis en matière d’éducation, d’emploi et de santé, tout en constituant un potentiel considérable en capital humain.

Plus de lieux de culte que d’écoles et d’infrastructures sanitaires

Autre enseignement majeur du recensement : le déséquilibre dans la répartition des infrastructures sociales. Le pays compte deux fois plus de lieux de culte que d’établissements éducatifs, et cinq fois plus de lieux de culte que d’infrastructures de santé. Une situation qui interpelle sur les priorités d’investissement public face à la croissance rapide de la population.

Des écarts régionaux significatifs

Sur le plan du genre, la Région de Kankan enregistre la proportion d’hommes la plus élevée, tandis que la Région de Labé se distingue par la plus forte proportion de femmes.

Par ailleurs, la préfecture de Siguiri, portée notamment par le poids démographique de ses grandes sous-préfectures de Kintinian et Doko , compte désormais une population supérieure à celle de plusieurs régions administratives du pays, notamment Région de Faranah , Région de Boké , Région de Labé et Région de Mamou .

Un outil clé pour la planification nationale

Les résultats du RGPH4 constituent une base essentielle pour l’élaboration des politiques publiques. La jeunesse massive de la population, les déséquilibres infrastructurels et la concentration démographique dans certaines zones appellent à des réponses structurantes, notamment en matière d’éducation, de santé, d’emploi et d’aménagement du territoire.

Rédaction

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *