
À quelques semaines du double scrutin législatif et communal prévu le 31 mai en Guinée, les préoccupations autour de l’organisation du vote continuent de susciter des réactions. À N’Zérékoré, le coordinateur régional du FRONDEG et candidat à la députation, Cécé 1 Délamou, s’est exprimé sur plusieurs aspects du processus électoral, notamment la désignation des délégués de bureaux de vote, la distribution des cartes d’électeur et les conditions de transparence du scrutin.
Réagissant à la décision de la direction générale des élections invitant les partis à désigner leurs délégués, l’acteur politique salue une initiative qu’il juge positive pour renforcer la crédibilité du vote. Toutefois, il estime que des clarifications restent nécessaires sur le rôle exact de ces représentants. « C’est une bonne décision, mais il faut préciser s’il s’agit des délégués chargés de surveiller les votes ou des membres des bureaux de vote. Cela permettra de lever toute ambiguïté », a-t-il indiqué, précisant que son parti avait déjà entamé ses préparatifs.
Concernant la distribution des cartes d’électeur, Cécé 1 Délamou se montre préoccupé par le délai jugé trop court, surtout dans les zones enclavées de l’intérieur du pays. Selon lui, une prorogation permettrait à davantage de citoyens de retirer leurs cartes et de participer au vote.
Il alerte également sur la coïncidence entre la distribution des cartes et la campagne électorale, estimant que cette situation pourrait affecter la mobilisation. « Ce sont les mêmes militants qui doivent faire le porte-à-porte et aider à la distribution des cartes. Si les électeurs ne retirent pas leurs cartes, il y aura forcément un faible taux de participation », prévient-il.
Le coordinateur régional du FRONDEG appelle par ailleurs la direction générale des élections à privilégier la concertation dans la prise des décisions afin de renforcer la confiance entre les acteurs politiques.
Enfin, Cécé 1 Délamou dénonce l’implication de certaines autorités administratives dans la campagne électorale. Selon lui, l’utilisation de l’influence ou des moyens de l’État par certains responsables crée un déséquilibre dans la compétition et compromet le principe d’équité entre les candidats.
De N’Zérékoré, Jean Loua pour Guineesource.com.