
À Zogbéanta, dans la sous-préfecture de Palé, préfecture de N’Zérékoré, un pont en bois construit sur la rivière Oulé inquiète de plus en plus les populations. Vieil de plus de cinq ans et fortement dégradé, l’ouvrage complique la circulation sur l’axe Palé-N’Zérékoré et menace l’évacuation des produits agricoles, particulièrement en cette saison des pluies.
Sur l’axe reliant la commune rurale de Palé à N’Zérékoré, le pont en bois de la rivière Oulé est devenu l’un des principaux points de préoccupation des usagers.
Situé à l’orée du village de Zogbéanta, l’ouvrage constitue un passage incontournable sur cette route longue d’environ 36 kilomètres. Mais après plus de cinq années d’utilisation, son état de dégradation avancé suscite de sérieuses inquiétudes.
Par endroits, des réparations de fortune ont été effectuées par les populations pour maintenir la circulation. Mais ces interventions ne suffisent plus à rassurer les conducteurs, transporteurs et autres usagers.
Selon Nèma Loua, président du conseil de district de Zogbéanta, les conséquences sont particulièrement lourdes en cette période de grandes pluies.

« Depuis plus de cinq ans, ce pont est vétuste et n’est plus solide. Par endroits, les citoyens procèdent à des réparations de fortune, juste pour permettre le passage de certains engins et usagers. »
La situation affecte également les activités économiques de la localité. Café, cacao, riz, huile et légumes figurent parmi les produits dont l’évacuation devient difficile.
« Beaucoup de nos produits vivriers et industriels destinés à la vente ou à la consommation directe pourrissent à cause du mauvais état du pont et de la route. Presque plus aucun engin porteur n’a accès à cette zone, et c’est un grand risque », déplore le responsable local.
La crainte d’un effondrement
Pour les populations, le problème ne se limite plus aux difficultés de circulation. Le risque d’un accident lors de la traversée est désormais au cœur des préoccupations.
Foromo Loua, conducteur de taxi-moto et usager régulier de cet axe, témoigne de l’inquiétude des passagers.

« Même à vue d’œil, ce pont fait peur. Des fois, arrivés ici, au niveau du pont, certains clients passagers ont peur et demandent à descendre pour traverser eux-mêmes à pied. Même pour nous autres conducteurs, c’est un risque. »
Face à cette situation, les responsables locaux appellent les autorités à agir avant qu’un accident ne survienne.
« Nous demandons l’aide de l’État, du gouvernement et des autorités à tous les niveaux pour la construction de ce pont », plaide Nèma Loua, qui sollicite également l’appui du chef de l’État et des ressortissants de Zogbéanta.
Pour les populations, la solution passe désormais par la construction d’un ouvrage durable, capable de résister aux fortes pluies et de garantir la continuité du trafic entre Palé et N’Zérékoré.
Depuis Zogbéanta, Jean Loua pour Guineesource.com