Tourisme de naissance aux États-Unis : Ibrahim Traoré félicite Donald Trump malgré le blocage judiciaire de sa mesure

Le président burkinabè Ibrahim Traoré a exprimé son soutien à la volonté de Donald Trump de lutter contre le « tourisme de naissance » aux États-Unis. Dans une déclaration vidéo, le capitaine a félicité le président américain pour cette initiative, tout en appelant les Africains à valoriser leurs propres pays.

« Donald Trump a mis fin à ça. Moi, je le félicite pour ça. C’est très bien. En tout cas, c’est l’un des actes que j’ai apprécié », a déclaré Ibrahim Traoré.

Le président burkinabè faisait référence à la pratique consistant, pour certaines personnes, à se rendre aux États-Unis afin d’y faire naître leurs enfants dans l’espoir qu’ils obtiennent la nationalité américaine.

Pour Ibrahim Traoré, cette pratique traduit une forme de dévalorisation des pays africains. Il a ainsi appelé les parents à privilégier la naissance de leurs enfants dans leurs propres pays et à contribuer à leur développement.

« Pourquoi vous ne voulez pas que vos enfants naissent ici et avoir la nationalité d’ici et transformer votre pays ? », s’est-il interrogé.

Une mesure de Trump toujours contestée

Pour rappel, le 6 août 2026, Donald Trump a signé un décret visant notamment à restreindre, dans certaines situations, l’accès à la citoyenneté américaine de naissance, dans le cadre de sa lutte contre le « tourisme de naissance ».

Cette initiative s’inscrit dans le prolongement d’une première tentative de restriction du droit du sol, contestée devant les tribunaux. Le 30 juin 2026, la Cour suprême des États-Unis a rejeté cette première mesure, qui visait à priver de la citoyenneté américaine certains enfants nés sur le territoire de parents en situation irrégulière ou présents temporairement.

La nouvelle mesure signée en août 2026 a, elle aussi, été contestée en justice. Le 2 septembre, une juge fédérale du Maryland a bloqué son application, estimant qu’elle était probablement contraire à la Constitution et rappelant que les enfants concernés bénéficient de la citoyenneté américaine à la naissance.

Ainsi, Donald Trump n’a pas définitivement supprimé le droit du sol américain. Sa mesure demeure contestée et son application est suspendue par une décision judiciaire.

La déclaration d’Ibrahim Traoré doit donc être comprise comme une appréciation politique de l’initiative américaine, et non comme la confirmation d’une suppression effective de la citoyenneté de naissance.

Rédaction

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *