
Le Tribunal de première instance (TPI) de Dixinn a rendu son verdict, ce lundi 27 avril 2026, dans le dossier de Moussa Oularé, poursuivi pour des faits présumés d’incitation à la haine et d’injures visant la communauté Kpelè, à travers des propos diffusés sur les réseaux sociaux, notamment Facebook.
La juridiction de première instance a reconnu l’accusé coupable des faits qui lui étaient reprochés et, pour la répression, l’a condamné à un an de prison ferme assorti d’une amende de 10 millions de francs guinéens.
À la barre, le prévenu a reconnu les faits avant de solliciter le pardon du tribunal ainsi que de la communauté concernée.
« Je voulais juste guider un étranger qui ne connaît pas la Guinée. J’ai grandi en forêt, plus précisément à N’Zérékoré, donc je ne peux pas dénigrer mes parents forestiers. Je lui ai fait du bien, il m’a récompensé par le mal. Sinon, la vidéo n’était pas en direct, il a coupé certaines parties pour publier ce qu’il voulait. J’ai tenu ces propos sous l’effet de la colère, sinon en temps normal je ne peux pas le faire. J’ai fini mes études il y a deux ans… Si ce n’est pas pour le bien de ce pays, je ne peux pas être la cause de notre discorde. L’erreur est grave, mais trouvez de la place dans votre cœur pour me pardonner. Ma maman et mon papa sont en forêt… je les ai déshonorés… », a déclaré Moussa Oularé.
Dans ses réquisitions, le ministère public, représenté par le procureur de la République près le TPI de Dixinn, Sidiki Camara, avait requis une peine de cinq ans d’emprisonnement assortie d’une amende de 10 millions de francs guinéens.
Après les débats, le tribunal a déclaré Moussa Oularé coupable des faits d’incitation à la haine et d’injures. Pour la répression, il l’a condamné à un an de prison ferme ainsi qu’au paiement d’une amende de 10 millions de francs guinéens.
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