
Les fils et filles de Yomata se sont retrouvés, dimanche 23 août 2026, dans leur localité d’origine, autour des valeurs de paix, d’unité, de solidarité et de développement. Parmi les personnalités présentes à cette occasion figurait Nyéréké Augustin Haba, fils ressortissant de Yomata et PDG de YOMA GROUPE.
Particulièrement marqué par l’accueil réservé à sa délégation par les populations de Yomata et des villages environnants, Nyéréké Augustin Haba estime que cette forte mobilisation témoigne de l’attachement des habitants aux valeurs d’unité et de solidarité.
Au-delà de l’aspect festif, ces retrouvailles ont également permis d’évoquer plusieurs préoccupations qui affectent la localité, notamment la couverture du réseau de téléphonie mobile, le manque d’infrastructures scolaires et la nécessité d’une plus grande implication des ressortissants dans le développement à la base.
« Semer et renforcer la paix, l’unité et la cohésion sociale »
Pour Nyéréké Augustin Haba, ces retrouvailles constituent avant tout une occasion de renforcer les liens entre les fils et ressortissants de Yomata.

« L’objectif principal de notre présence, c’est de semer et de renforcer la paix, l’unité et la cohésion sociale entre tous les fils et ressortissants de Yomata à l’occasion de ces retrouvailles. Il s’agit également de transmettre le message de paix et de développement de nos autorités », a-t-il déclaré.
Le PDG de YOMA GROUPE s’est également réjoui de la mobilisation des populations.
« Depuis notre arrivée, la population de Yomata nous a réservé un accueil très chaleureux. Nous avons été surpris de voir une foule immense mobilisée pour nous accueillir. Certains sont même venus des villages environnants pour souhaiter la bienvenue à toute la délégation venue prendre part aux festivités liées aux retrouvailles des fils et filles de Yomata », a-t-il témoigné.
Selon lui, cette mobilisation constitue une source de motivation supplémentaire pour les ressortissants engagés dans des initiatives en faveur de la localité.
« Personnellement, je suis très satisfait, et cela m’encourage davantage à faire mieux que ce qui a déjà été fait. Je me sens encore plus heureux de partager ces moments avec mes frères et sœurs. C’est aussi une occasion pour nous de nous prodiguer des conseils utiles », a-t-il ajouté.
Vers une couverture du réseau de téléphonie mobile à Yomata ?
L’absence de couverture du réseau de téléphonie mobile figure parmi les principales préoccupations des habitants de Yomata. Une situation que Nyéréké Augustin Haba présente comme un besoin crucial pour la localité.
Il affirme toutefois que des démarches ont été engagées auprès de l’opérateur Orange Guinée et que le processus serait déjà en cours.

« La couverture du réseau de téléphonie mobile a toujours été un problème et un besoin crucial pour nous. Mais nous sommes déjà engagés dans la démarche. Nous avions adressé des demandes à la société Orange Guinée et, depuis lors, le dossier est en train d’être traité avec satisfaction », a-t-il expliqué.
Il précise qu’une délégation de l’opérateur s’est déjà rendue sur place pour identifier le site devant accueillir l’antenne.
« Au cours des mois passés, une délégation de ladite société est venue identifier le site où l’antenne doit être construite. Cela veut dire que le processus est déjà en cours. La suite n’est donc qu’une question de temps et de patience avant d’aboutir à la couverture réseau de Yomata », a-t-il assuré.
Les ressortissants engagés dans la construction d’infrastructures scolaires
Le déficit d’infrastructures scolaires constitue également un autre défi pour Yomata. Face à cette situation, les ressortissants de la localité ont décidé d’agir en mettant en place des initiatives communautaires.
Selon Nyéréké Augustin Haba, un projet de construction de nouvelles salles de classe a été entrepris grâce aux contributions des ressortissants vivant à Yomata et ailleurs.
« Les défis sont nombreux et nous essayons de les relever progressivement. Au-delà du problème de couverture réseau, nous avions constaté que nous n’avions pas suffisamment de salles de classe et que celles qui existaient n’étaient pas non plus dignes de ce nom », a-t-il indiqué.
Il explique que les ressortissants ont choisi de prendre en charge une partie de ce besoin, plutôt que d’attendre exclusivement l’intervention de l’État.
« Au lieu d’attendre toujours l’État, nous, ressortissants de Yomata, avons pris cela comme un projet. Nous avons échangé sur cette question avec l’ensemble des ressortissants de Yomata vivant ailleurs, et chacun a contribué selon ses moyens », a-t-il poursuivi.
À ce jour, le bâtiment serait entièrement achevé, à l’exception des travaux de peinture et de l’installation des tables-bancs.
« Nous comptons finaliser ces travaux afin que, dès la prochaine rentrée, les élèves puissent étudier dans ces nouvelles salles de classe », a-t-il annoncé.
Pour le ressortissant de Yomata, cette démarche illustre la nécessité d’une implication directe des communautés dans le développement local.
« On ne peut pas toujours attendre que ce soit l’État qui vienne tout réaliser. Nous sommes en train, progressivement, d’apporter notre contribution au développement de notre village, parce que nous avons tous étudié ici », a-t-il soutenu.
Un appel à l’unité et au développement local
À l’issue de ces retrouvailles, Nyéréké Augustin Haba a lancé un appel à l’ensemble des fils et ressortissants de Yomata. Il les invite à préserver la paix et l’unité, tout en s’impliquant davantage dans le développement de leur localité.
« À l’endroit de tous les fils et ressortissants de Yomata, le message est celui de la paix, de l’unité, de la solidarité et du développement de Yomata », a-t-il lancé.
Il encourage également les ressortissants vivant en dehors de la localité à retourner régulièrement au village afin de mieux appréhender les réalités auxquelles les populations sont confrontées.
« J’invite tous les ressortissants à venir découvrir les réalités de leur localité. Cela permet davantage d’être motivé et encouragé à faire ce que l’on peut pour contribuer au développement à la base », a-t-il déclaré.
Selon lui, l’initiative locale doit précéder l’accompagnement de l’État.
« On ne peut pas tout mettre sur le dos de l’État. Nous savons que le développement à la base commence par la population locale. Il faut que chacun se dise qu’avant que l’État ne soit là, il faut que nous-mêmes soyons au-devant de nos propres affaires », a-t-il estimé.
Pour terminer, Nyéréké Augustin Haba, patron du groupe Yoma prod a laissé entendre que :
« Il faut que nous prenions nos projets en main et que l’État vienne ensuite nous accompagner. Chacun doit comprendre que nos problèmes, c’est d’abord nous qui devons les prendre en charge, avant que l’État ne nous accompagne. »

Depuis Yomata, Jean Loua, envoyé spécial de Guineesource.com.