Rentrée parlementaire : El Malick N’Diaye veut des parlements africains jugés sur leurs résultats

À Conakry, le Premier vice-président de l’Assemblée nationale du Sénégal, El Malick Ndiaye, a plaidé pour une nouvelle conception du travail parlementaire, davantage tournée vers les résultats concrets des politiques publiques.

S’exprimant devant les députés guinéens à l’occasion de l’ouverture de la rentrée parlementaire, il a appelé les législateurs à dépasser la simple production de lois pour vérifier leur impact réel sur les populations.

« Les lois pour les lois ? Non », a-t-il lancé, reprenant une formule du président de l’Assemblée nationale guinéenne.

Selon lui, la multiplication des textes législatifs ne suffit pas si ceux-ci ne produisent pas d’effets concrets dans la vie quotidienne des citoyens.

Il propose ainsi de passer progressivement « du contrôle politique au contrôle de la performance ».

Pour El Malick Ndiaye, les commissions parlementaires doivent assurer un suivi régulier des décisions publiques, avec des rapports évalués dans le temps et des ministres régulièrement interpellés sur les résultats obtenus.

« Il faut que nos parlements se parlent lorsque rien ne brûle ; c’est en ce moment que la parole sert, après elle console », a-t-il également lancé, appelant à renforcer la diplomatie parlementaire entre les pays africains.

Le parlementaire sénégalais a ainsi plaidé pour une coopération plus concrète entre Conakry et Dakar, notamment à travers le partage d’expériences et de méthodes de travail.

Son message aux députés de la 10e législature guinéenne est résumé dans une question simple : « Qu’est-ce qui a changé ? »

Une interpellation qui, selon lui, devrait accompagner le travail des parlementaires bien après la fin des cérémonies d’ouverture.

Foromo Lamah pour Guineesource.com

Tel: +224 620 171 814

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