Partage de sujets sur WhatsApp et téléphone en salle : Aimé Malomou et Sophie Kolié, deux candidats aux examens nationaux, condamnés à N’Zérékoré

À N’Zérékoré, la justice a décidé de faire de la lutte contre la fraude aux examens nationaux une priorité. Ce mercredi 8 juillet 2026, le Tribunal de première instance a rendu ses premières décisions dans les dossiers liés aux cas de tricherie enregistrés pendant les épreuves de l’entrée en 7ᵉ année, du BEPC et du baccalauréat unique. Deux candidats ont été condamnés, tandis qu’une prévenue a été relaxée, a constaté Guineesource.com.

Parmi les condamnés figure Aimé Malomou, reconnu coupable de fraude à un examen. Selon les éléments du dossier, il avait mis en place un groupe WhatsApp destiné au partage des sujets pendant les épreuves. Le tribunal l’a condamné à quatre mois d’emprisonnement avec sursis et à une amende de 500 000 francs guinéens.

La même peine a été prononcée contre Sophie Kolié, poursuivie pour fraude après avoir été surprise en possession d’un téléphone portable dans une salle d’examen, en violation des règles encadrant les évaluations nationales.

En revanche, Massé Touré, poursuivie pour tentative de fraude, a été relaxée par le tribunal, les juges estimant que les éléments constitutifs de l’infraction n’étaient pas réunis.

À l’issue de l’audience, le procureur de la République par intérim près le Tribunal de première instance de N’Zérékoré, Moussa Camara, a salué ces premières condamnations, qu’il considère comme une étape importante dans la lutte contre ce phénomène.

« Nous avons été informés de ces cas de fraude et avons immédiatement engagé des poursuites. Aujourd’hui, les personnes reconnues coupables ont été condamnées. C’est une satisfaction pour le ministère public », a déclaré le magistrat.

Le procureur a précisé que les dossiers concernent plusieurs niveaux d’examens nationaux.

« Les faits se sont produits lors du BEPC, du baccalauréat et même de l’examen d’entrée en 7ᵉ année. Certaines personnes avaient créé un groupe WhatsApp dans le but d’organiser la fraude pendant les épreuves », a-t-il expliqué.

Tous les dossiers ne sont toutefois pas encore clos. Selon Moussa Camara, plusieurs affaires restent pendantes et seront examinées par le tribunal le 10 juillet prochain.

Pour le représentant du ministère public, ces premières décisions doivent servir d’exemple. « La fraude aux examens porte atteinte à l’État et à la crédibilité de notre système éducatif. Nous espérons que ces condamnations dissuaderont tous ceux qui seraient tentés de commettre de tels actes à l’avenir », a-t-il insisté.

Par ces premiers verdicts, la justice guinéenne affiche sa volonté de durcir la riposte contre la fraude scolaire. Un signal fort envoyé aux candidats, mais aussi à tous ceux qui, de près ou de loin, participeraient à des manœuvres susceptibles de compromettre l’intégrité des examens nationaux.

De N’Zérékoré, Jean Loua pour GuineeSource.com

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