
La Mali a rendu, ce jeudi 30 avril 2026 à Bamako, un dernier hommage au ministre de la Défense et des Anciens combattants, le Général d’armée Sadio Camara. Une cérémonie marquée par des discours forts, notamment celui du ministre burkinabè de la Défense, au nom de la Confédération des États du Sahel.
C’est à la place d’armes du Genie militaire de Bamako que les autorités maliennes, conduites par le chef de l’État, le Général Assimi Goïta, ont présidé les obsèques du défunt ministre officiel.

La cérémonie s’est déroulée en présence de plusieurs personnalités, dont des membres du gouvernement, des représentants du corps diplomatique, de la Confédération des États du Sahel (AES), de la force unifiée du Sahel, ainsi que des autorités religieuses et coutumières. La famille biologique et militaire du défunt était également présente.
Prenant la parole au nom de la Confédération AES, le Général de brigade Célestin Simporé a rendu un vibrant hommage à l’illustre disparu.

« C’est dans la douleur que je prends la parole pour saluer la mémoire d’un homme d’État. Nous adressons nos sincères condoléances à sa famille, à ses frères d’armes et au peuple malien », a-t-il déclaré.
Dans un ton ferme, il a également évoqué les circonstances du décès, attribuées à une attaque terroriste, et réaffirmé l’engagement des États du Sahel dans la lutte contre le terrorisme.
« Le Général Sadio Camara est tombé en héros, les armes à la main. Nous te faisons le serment de poursuivre le combat jusqu’à la victoire finale. Nous traquerons vos assassins jusqu’à leur dernier retranchement », a-t-il affirmé.
Né à Kati, le Général Sadio Camara s’est éteint dans la ville qui l’a vu naître, selon les intervenants, après une attaque qualifiée de « lâche et barbare ».
Au-delà de l’hommage, cette cérémonie a également servi de tribune pour réaffirmer la détermination des pays de l’AES à intensifier la lutte contre les groupes armés dans la région sahélienne.
Rédaction