
En prélude aux élections municipales, l’Alliance des Jeunes pour la Paix et l’Unité à N’Zérékoré (AJUP-N’Z), accompagnée de plusieurs représentants d’associations et de groupements de jeunes de la ville et des villages environnants, de femmes, d’artistes ainsi que de certains leaders d’opinion, s’est rendue ce mardi 10 février 2026 au domicile du patriarche à Nakoyakpala pour réclamer la candidature de Cécé Loua, ancien maire de la commune urbaine de N’Zérékoré (2000-2009), en vue des prochaines élections municipales.
S’exprimant au nom des jeunes, Martin Haba, président de l’AJUP-N’Z, a expliqué la portée de cette démarche :

« Tous ces jeunes que vous voyez autour de moi sont venus dans le cadre d’attirer l’attention des notables en leur proposant la candidature de Cécé Loua comme candidat idéal de la jeunesse forestière pour les élections municipales qui auront lieu dans les jours à venir. Rassurez-vous, ce n’est pas seulement le mouvement AJUP-N’Z qui est présent ici. Cette mobilisation est composée de plusieurs représentants d’associations de jeunes de N’Zérékoré et des villages environnants. À ce titre, je lance un appel solennel à toutes les couches sociales de la ville afin de venir s’associer à nous pour porter Cécé Loua comme candidat unique aux élections communales.
Nous sommes confiants, car cet homme n’a plus besoin d’être présenté au public. Son passé parle pour lui. Les populations connaissent ce qu’il a fait pour la commune urbaine de N’Zérékoré. Aujourd’hui, ce sont ces actes posés qui le poursuivent. En matière de gestion des affaires publiques, l’âge ne peut pas primer sur la compétence. Nous avons besoin de quelqu’un qui aime réellement N’Zérékoré. Sans vouloir blesser qui que ce soit, une grande partie de la nouvelle génération est opportuniste. Une fois élue, elle n’est plus au service du peuple, mais de ses intérêts personnels. Cécé Loua n’est pas de ce genre. C’est en toute connaissance de cause que nous sommes venus demander à la notabilité qu’il soit notre candidat. C’est quelqu’un qui ne vise pas l’ethnie et qui, comme par le passé, veut travailler pour la ville de N’Zérékoré », a déclaré Martin Haba.
Prenant la parole au nom du patriarche, Edmond Gamys, secrétaire général de la structure patriarcale et représentant du patriarche, a réagi à la démarche des jeunes :

« Nous entrons dans la phase électorale. Quand les jeunes viennent demander au patriarche de leur donner un de ses fils, comme Cécé Loua, pour être leur candidat, le patriarche ne peut pas s’y opposer. C’est un des leurs. S’ils l’ont choisi, ils se prononceront dans les urnes, puisque, dans les conditions actuelles, les maires seront élus. Les jeunes sont donc libres de choisir leur candidat. Au nom du patriarche, je dirai que nous sommes d’accord avec le fils qu’ils ont choisi.
C’est dans les urnes que le candidat sera élu, et non à travers des paroles violentes à l’endroit des autres candidats. C’est le moment de mener toutes les activités dans la sagesse, la paix et l’unité. C’est ce que le patriarche a toujours souhaité : qu’il n’y ait plus de troubles à N’Zérékoré », a exprimé M. Aidmon Gamy.
Très ému par cette mobilisation, Cécé Loua, ancien maire de la commune urbaine de N’Zérékoré, a exprimé sa reconnaissance envers la jeunesse :

« Aujourd’hui, revoir ces jeunes, ces artistes, venir me réclamer pour une deuxième fois afin de gérer notre mairie est pour moi un sentiment de joie et de fierté. J’ai compris que ce que j’ai fait entre 2000 et 2009 à N’Zérékoré a marqué la population dans le bon sens. Cette journée restera gravée dans mon histoire. Je ne pourrai jamais oublier cette date. Je ne peux pas aller contre la volonté de la population, d’autant plus que les jeunes sont passés par le patriarche. Je sais qu’il y a beaucoup de candidats, mais si, à ma grande surprise, ces jeunes ont porté leur choix sur moi, je ne peux pas m’y opposer.
Je me mets entièrement à la disposition de cette population et c’est avec elle que je veux diriger. Je demande aux jeunes de se lever comme un seul homme pour contacter toutes les couches sociales de N’Zérékoré, sans distinction de religion ni d’ethnie, afin que nous puissions conjuguer le même verbe. Durant la période où j’ai été écarté, j’ai beaucoup observé. Cela me permettra, à mon retour, de mieux savoir comment agir pour que N’Zérékoré avance dans le bon sens du développement. Ce qui reste clair, c’est que N’Zérékoré ira de l’avant avec sa jeunesse, car ce que la jeunesse et la femme veulent, Dieu le veut aussi », a-t-il expliqué.

De N’Zérékoré, Sayon Haba pour Guineesource.com
Tél. : (+224) 610 87 77 44