« Je suis mort » : le dernier cri du compagnon de l’imam avant de s’évanouir dans la grotte

Un nouveau drame lié aux intempéries endeuille la préfecture de Lélouma. Thierno Ibrahima Barry, premier imam de la mosquée de Kansaguil, dans le quartier Petel, a perdu la vie après avoir été foudroyé alors qu’il cherchait refuge sous une grotte, à Wouloun, où se trouvait son champ.

Le drame s’est produit dans l’après-midi du jeudi 13 août 2026, alors que le religieux était au champ avec Mody Abdoulaye. Aux environs de 14 heures, la pluie a commencé à tomber, poussant les deux hommes à chercher un abri dans une grotte.

C’est à l’intérieur de cet abri naturel que la foudre les aurait frappés. Mody Abdoulaye aurait été touché en premier avant de perdre connaissance. À son réveil, il aurait découvert Thierno Ibrahima Barry étendu au sol, sans réaction.

« Dès que la pluie a commencé, lui et son compagnon, du nom de Mody Abdoulaye, sont allés s’abriter dans une grotte. C’est là que la foudre les a frappés. Mody Abdoulaye semble avoir été le premier à être touché, parce qu’il a dit à notre imam : “Je suis mort”, avant de s’évanouir. Après avoir repris connaissance, il a trouvé que Thierno Ibrahima Barry était étalé de tout son long, inerte », a expliqué Mody Amadou Diallo, un proche de la victime.

Après avoir repris connaissance, Mody Abdoulaye serait sorti de la grotte pour alerter les autres cultivateurs présents dans une hutte à proximité. Ces derniers se sont rendus sur les lieux et ont constaté le décès de l’imam.

La famille a ensuite été informée et un véhicule mobilisé pour récupérer la dépouille à Wouloun. Sur instruction des autorités, le corps a d’abord été conduit à l’hôpital pour un examen médico-légal. Après l’autopsie, la dépouille a été remise à la famille.

L’inhumation de Thierno Ibrahima Barry est prévue dans l’après-midi de ce vendredi 14 août à Kansaguil. Le défunt laisse derrière lui trois veuves et plusieurs enfants.

Ce décès intervient deux jours seulement après celui d’une femme de 33 ans, foudroyée à Fallo Bowé, dans la commune urbaine de Labé, alors qu’une forte pluie s’abattait sur la localité.

En l’espace de quelques jours, deux décès liés à la foudre sont ainsi enregistrés dans la région, rappelant une nouvelle fois les risques auxquels les populations sont exposées pendant les fortes pluies.

Depuis Labé, Sadou Bela Barry pour Guineesource.com

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