
Au Tribunal criminel de N’Zérékoré, l’émotion a marqué l’ouverture des audiences de ce jeudi 9 juillet. Parmi les 24 dossiers inscrits au rôle figure celui de Pépé Lambert Kolamou, poursuivi pour avoir porté des coups ayant entraîné la mort de son fils aîné, sans intention de la donner.
À la barre, l’accusé a reconnu les faits, tout en affirmant qu’il n’avait jamais voulu provoquer un tel drame. Selon son récit, son fils, né en 2009, lui aurait avoué avoir dérobé 85 000 francs guinéens à une voisine âgée. Une confession qui aurait déclenché sa colère.
« Je reconnais les faits, Monsieur le Président. Mon enfant m’a dit lui-même qu’il avait volé 85 000 francs à une vieille voisine. Comme il avait l’habitude de voler, je me suis emporté et je l’ai frappé avec un câble », a-t-il déclaré devant la Cour.
L’accusé a ensuite expliqué qu’il avait tenté, le soir même, d’amener son fils présenter des excuses à la victime présumée du vol. Face au refus de l’adolescent, il s’y est rendu seul. Le lendemain matin, son fils est décédé.
Questionné sur les circonstances du drame, Pépé Lambert Kolamou, visiblement bouleversé, a exprimé ses profonds regrets.
« Je suis désolé pour la mort de mon fils. Je vais devoir vivre avec cette conscience. Je suis vraiment attristé de ce qui s’est passé. Je ne peux que m’en remettre à la volonté du tribunal. Je l’ai perdu, ce n’était pas mon intention. Cette souffrance restera dans ma conscience. »
Les faits se sont produits en 2024 dans le secteur de Boma, relevant de la sous-préfecture de Samoé, à N’Zérékoré.
Rédaction