
Le Procureur général près la Cour d’appel de Conakry, Fallou Doumbouya, a requis les services de sécurité pour rechercher, constater et documenter les faits liés à l’importation, la distribution et la commercialisation de la chicha dans le ressort de la Cour d’appel de Conakry.
Dans une réquisition datée du 21 septembre 2026, le parquet général demande au Haut Commandant de la Gendarmerie nationale et Directeur de la Justice militaire, au Directeur général de la Police nationale ainsi qu’au Secrétaire général à la Présidence chargé des Services spéciaux et de la Lutte contre le crime organisé de faire exécuter plusieurs diligences.
Selon le document signé par Fallou Doumbouya, Procureur général près la Cour d’appel de Conakry, cette démarche s’appuie notamment sur l’article 41 du Code de procédure pénale, la loi L/2012/039/CNT du 15 novembre 2012 relative au tabac et à ses produits dérivés, ainsi que sur l’arrêté conjoint AC/2021/002/MC/MB/MSPC/SGG du 5 janvier 2021, portant interdiction de l’importation, de la distribution et de la commercialisation de la chicha en République de Guinée.

Les autorités appelées à agir
Les officiers de police judiciaire compétents sont notamment chargés de :
- rechercher et constater les faits d’importation, de distribution et de commercialisation de la chicha ;
- identifier les personnes impliquées, les circuits d’approvisionnement et les lieux de stockage ou de vente ;
- saisir les produits, appareils, accessoires et documents présentant un lien établi avec les faits recherchés ;
- dresser des procès-verbaux circonstanciés et des inventaires exhaustifs des objets saisis ;
- transmettre les procédures et les objets saisis au procureur de la République compétent, pour dépôt au greffe contre bordereau de remise.
Le Procureur général demande aux autorités concernées de veiller à la prompte et entière exécution de ces instructions.
Rédaction