
Le ministre de la Modernisation de l’Administration et de la Fonction publique, Faya François Bourouno, a animé, ce mardi 29 septembre 2026, un point de presse dans la salle de conférence de son département. Au cours de cette rencontre, il a expliqué les contours du programme de recrutement des nouveaux agents de l’État prévu sur la période 2026-2027.
Le programme concerne plusieurs secteurs prioritaires, notamment l’éducation, la santé, l’enseignement supérieur, l’assainissement et la justice. Le chronogramme officiel prévoit plusieurs vagues échelonnées jusqu’en 2027.
Pour le ministre, cette opération s’inscrit dans une vision plus large de modernisation de l’administration publique et de renforcement du capital humain.

« C’est un programme pluriannuel pour les deux années 2026 et 2027. Et nous savons tous qu’aujourd’hui la Guinée a une vision de développement. Ça veut dire clairement que, grâce au leadership du chef de l’État, le président de la République, on sait aujourd’hui où on va et on sait ce qu’il faut faire pour y arriver. D’où l’essence du programme Simandou 2040. »
Selon Faya François Bourouno, la modernisation de l’État constitue l’un des leviers devant permettre à l’administration publique d’accompagner les ambitions de développement portées par le programme Simandou 2040.
« Ce programme, initié par le président de la République, chef de l’État, Monsieur Mamadi Doumbouya, a défini la modernisation de l’État comme le socle stratégique devant permettre d’accélérer l’atteinte des résultats prévus dans le cadre du programme Simandou 2040. »
Le ministre estime que la réalisation de cette ambition passe notamment par le renforcement des capacités de l’administration et l’amélioration des services publics.
« Moderniser l’État veut dire qu’il faut donner à l’administration les moyens qu’il lui faut pour faire une prestation de service public de qualité. »
Faya François Bourouno a également justifié le choix des secteurs concernés par leur rôle dans le développement du capital humain et l’amélioration des services essentiels.
Dans le domaine de l’éducation, il a notamment évoqué les ambitions fixées par la Constitution en matière d’accès à l’école. La santé figure également parmi les priorités, avec l’objectif annoncé de renforcer l’accès des populations à des soins de qualité.

Le secteur de la justice constitue un autre volet du programme, avec la nécessité, selon le ministre, de renforcer les capacités opérationnelles de l’administration judiciaire. L’assainissement, pour sa part, est présenté comme une priorité liée à l’amélioration du cadre de vie.
Le gouvernement prévoit notamment, pour 2026-2027, des opérations concernant 6 000 enseignants, 500 enseignants-chercheurs titulaires d’un doctorat, 697 médecins spécialistes, ainsi que plusieurs milliers d’autres agents dans les secteurs concernés.
Le ministre a enfin insisté sur la place du capital humain dans la stratégie de développement.
« Le capital humain étant une priorité, il est important que tous les secteurs qui y contribuent ou qui sont au centre de la problématique du capital humain puissent être considérés comme des priorités absolues de l’action du gouvernement. »

Il explique que c’est dans cette logique que le chef de l’État a instruit le gouvernement de mettre en œuvre un programme destiné à répondre aux besoins en personnel des secteurs jugés prioritaires.
Le ministère de la Modernisation de l’Administration et de la Fonction publique a déjà ouvert, depuis le 21 septembre 2026, les inscriptions pour le concours direct de 6 000 nouveaux enseignants, avec une clôture prévue le 11 octobre 2026.
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