En hommage au Colonel Claude Pivi, alias Coplan ! ( Par Jean David Loua)

Il s’appelait Claude Pivi. Le peuple l’appelait «Coplan». Un nom qui résonnait comme un symbole. Symbole d’engagement, de bravoure, d’autorité, mais aussi de loyauté envers une nation qu’il a servie avec toute la rigueur de l’uniforme, et le poids de ses convictions.

Aujourd’hui, la Guinée perd un soldat. Mais plus encore, elle perd un pan de son histoire. Le colonel Claude Pivi s’est éteint en détention, dans le cadre du procès des événements du 28 septembre 2009. Ce procès, censé faire jaillir la vérité, voit disparaître l’un de ses accusés majeurs. Le destin en a décidé autrement.

Qu’on l’ait admiré ou redouté, nul ne peut nier le rôle qu’il a joué dans la consolidation de l’appareil militaire Guinéen. Figure incontournable de l’armée, le colonel Coplan aura traversé les moments les plus sombres et les plus décisifs de notre histoire récente. Il aura été présent dans les transitions, dans les périodes de crise, dans les silences lourds comme dans les éclats de ses missions.

Me paraît-il, un homme qui n’a jamais fui les responsabilités, qui n’a jamais baissé les armes face aux tumultes. Il meurt comme il a vécu, entre lumière et controverse, entre service et sacrifice.
Claude Pivi, c’est une génération de militaires dont la loyauté au drapeau ne souffrait aucun doute. Un homme d’action, formé à l’ombre des casernes, nourri au devoir, façonné dans la rudesse des combats et de la défense.
Dans l’ombre de la mort, «Coplan» Pivi nous rappelle la complexité des hommes puissants, des hommes de guerriers. Il nous impose une réflexion sur la mémoire, sur la justice, sur la nation que nous voulons construire. Une nation qui sait reconnaître les services rendus, même lorsque l’homme est controversé.

À sa famille, à ses frères d’armes, à la Guinée qu’il a servie avec ses forces et expériences….nous présentons nos condoléances les plus attristées.

Le soldat s’est couché, mais l’histoire ne t’oubliera jamais.
Repose en paix, Colonel Claude Pivi.

Jean David Loua

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