
Le corps sans vie d’un homme d’environ 60 ans a été retrouvé mardi 29 septembre 2026 dans une famille du quartier Mohomou, à N’Zérékoré. La victime, identifiée comme Foromo Tokpa, était gardien au grand marché de la ville. Son corps, découvert après plusieurs jours, se trouvait déjà dans un état avancé de décomposition.
Selon Kalas Honomou, président du conseil de quartier de Mohomou, c’est la Brigade de recherche qui l’a informé de la découverte du corps, dans la soirée du mardi.
« Hier, à partir de 17 heures, c’est la Brigade de recherche qui m’a informé de la découverte du corps sans vie dans mon quartier et m’a demandé de venir voir. Directement, je me suis rendu sur les lieux. J’ai demandé à la famille, ils m’ont dit que c’est un étranger », a-t-il expliqué ce mercredi 30 septembre 2026.
Après s’être rendu sur place, le responsable local indique avoir demandé l’intervention des services compétents afin de procéder au constat.
« En commun accord avec la famille, j’ai demandé à la gendarmerie de venir faire le constat. Ce matin, la Brigade de recherche est venue faire le constat du corps qui était en décomposition. »
Interrogée sur les raisons pour lesquelles le décès n’avait pas été signalé plus tôt, la famille aurait expliqué que la victime avait des horaires de travail nocturnes.
« Quand j’ai demandé à la famille pourquoi un corps peut faire trois jours sans que les autorités ne soient informées, ils m’ont expliqué que le monsieur est un gardien au marché central. Il quitte à 17 heures pour rentrer à 7 heures du matin, parce qu’il garde la nuit. Et durant la journée, il vend des produits pharmaceutiques », a poursuivi Kalas Honomou.
À l’issue du constat, le corps a été transféré à l’hôpital, selon le président du conseil de quartier. La victime, Foromo Tokpa, était âgée d’environ 60 ans et père d’un enfant. Il serait originaire de Lakpalaye, dans la préfecture de Yomou, selon les informations communiquées par la famille au responsable local.
À la suite de cette découverte, le président du conseil de quartier de Mohomou invite les habitants à davantage de vigilance concernant l’hébergement de personnes venues d’autres localités.
« Je demande à la population de Mohomou que tous ceux qui veulent loger un étranger viennent d’abord m’en informer. Parce que loger un étranger sans connaître ses parents, c’est très risqué. Exemple, ce qui vient de se passer comme ça : on ne connaît pas ses parents. Tantôt, on dit vers Lakpalaye, mais nous-mêmes, nous ne connaissons pas là-bas », a-t-il déclaré.
Les circonstances exactes du décès de Foromo Tokpa restent à déterminer.
Rédaction