N’Zérékoré : l’hôtel Nimba vandalisé en pleine rénovation, des câbles électriques arrachés

L’hôtel Nimba de N’Zérékoré, actuellement en rénovation, a été vandalisé dans la nuit du 6 au 7 octobre 2026. Des câbles électriques déjà installés ont été retirés et plusieurs équipements auraient été endommagés. Une mission composée des autorités communales, des services de sécurité et d’officiers de police judiciaire s’est rendue sur le site mercredi 7 octobre pour constater les dégâts.

Le chantier de rénovation de l’hôtel Nimba, situé dans la commune urbaine de N’Zérékoré, a été la cible d’un acte de vandalisme dans la nuit du 6 au 7 octobre 2026. Informé de la situation, le maire de la commune urbaine de N’Zérékoré, Germain Tavaguez Kolié, s’est rendu sur place, accompagné des services de sécurité et d’officiers de police judiciaire.

Selon le constat présenté par les autorités communales, des câbles électriques qui avaient déjà été installés dans les murs ont été retirés. Plusieurs regards auraient également été ouverts et certains matériels endommagés.

Le maire indique que les câbles auraient été sectionnés puis brûlés sur le site afin d’en extraire le cuivre. Ces éléments doivent toutefois être établis par l’enquête annoncée par les autorités compétentes.

Interrogé sur la situation, Germain Tavaguez Kolié a estimé que les faits vont au-delà d’un simple vol de câbles.

« J’ai été alerté avant-hier qu’il y a eu des cas de vol de câbles. Je n’avais pas imaginé la gravité. Donc, je suis venu constater hier que c’était un vol, mais c’était plutôt du vandalisme. Les câbles qui sont déjà installés dans les murs des 62 chambres ont été retirés. Et surtout, les regards ont tout ouvert et coupé avec une sauvagerie qui n’est pas possible. Ils ont aussi cassé certains matériels », a-t-il déclaré.

Le maire considère que cet acte intervient alors que le chantier était entré dans une phase avancée, avec l’arrivée d’équipements destinés aux chambres. Il évoque également, à titre personnel, une volonté de retarder l’avancement des travaux.

« Les gens attendent qu’on ait les équipements de chambre pour venir faire un vandalisme, pour nous remettre encore en arrière », a-t-il affirmé.

Cette interprétation relève toutefois de la déclaration du maire et ne permet pas, à ce stade, d’établir les motivations des auteurs présumés.

La rénovation de l’hôtel Nimba s’inscrit dans un projet dont le coût est annoncé à 27 milliards de francs guinéens. Les travaux, confiés à une entreprise chargée de la rénovation, portent notamment sur la restauration de l’existant et une seconde phase consacrée à l’extension de l’établissement.

Le calendrier initial prévoyait une durée d’environ un an à compter du 14 avril 2025. Le chantier a cependant connu des retards, notamment en raison de difficultés liées à l’acheminement des équipements commandés en Turquie.

Selon Germain Tavaguez Kolié, le dernier conteneur d’équipements serait arrivé moins de deux mois avant le vandalisme.

Le maire explique également que l’état des anciens réseaux de plomberie et d’électricité a nécessité des travaux supplémentaires qui n’avaient pas été suffisamment anticipés au départ.

« À la base, les gens n’avaient pas calculé l’état de la plomberie, puisqu’ils refaisaient les réseaux antérieurs et de l’électricité. Donc, ça a demandé une reprise complète », a-t-il expliqué.

Une enquête attendue

Après la découverte des dégâts, les autorités locales disent avoir laissé les services compétents procéder aux investigations afin d’identifier les responsables et de déterminer les circonstances exactes des faits.

Le maire affirme également que la présence de gardiens sur le site soulève des interrogations.

« On a des gardiens qu’on va essayer de demander parce que quand même c’est un peu bizarre que cela se passe », a-t-il indiqué.

Pour l’heure, aucune personne n’a été publiquement désignée comme responsable de ces actes et les circonstances exactes du vandalisme restent à établir par l’enquête.

La rénovation de l’hôtel Nimba, dont la réouverture est attendue à l’issue des travaux, pourrait ainsi connaître un nouveau contretemps à la suite de ces dégradations.

Rédaction|Guineesource.com

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *