Zogbéanta(Palé) : quatre enseignants contractuels à la charge de la communauté, les parents interpellent l’État

À Zogbéanta, dans la sous-préfecture de Palé, l’accès à l’éducation reste confronté à une autre difficulté : la prise en charge de quatre enseignants contractuels de l’école primaire du village repose sur la communauté. Une situation qui alourdit les charges supportées par les parents d’élèves.

À côté des problèmes liés à la route et au pont sur la rivière Oulé, les populations de Zogbéanta attirent également l’attention sur la situation de leur école primaire.

L’établissement dispose de deux bâtiments comprenant six salles de classe, de la première à la sixième année. Mais sur les six enseignants affectés à ces classes, seuls deux sont des enseignants titulaires.

Les quatre autres sont des enseignants contractuels dont la rémunération est prise en charge par la communauté.

Une situation qui représente une charge importante pour les parents d’élèves, selon Nèma Loua, président du conseil de district.

« Toutes ces classes sont tenues par un enseignant, dont deux titulaires. Les quatre autres sont des enseignants contractuels à la charge de la communauté. »

Le responsable local explique que cette situation oblige les parents à contribuer régulièrement au fonctionnement de l’école.

« Cette charge pèse assez lourdement sur les parents. Des fois, les contributions parentales (APEAE) vont au-delà de cent mille francs guinéens (100 000 FG), comme ce fut le cas l’année dernière. »

Pour les responsables locaux, cette contribution devient difficile à supporter pour de nombreuses familles, particulièrement dans une zone où les activités économiques dépendent largement de l’agriculture et où les difficultés de transport compliquent déjà l’évacuation des produits.

Les populations lancent donc un appel aux autorités afin que les enseignants contractuels puissent bénéficier d’une prise en charge publique.

« Nous lançons un appel à l’aide au gouvernement pour la prise en charge des enseignants contractuels », plaide Nèma Loua.

À Zogbéanta, le message des populations porte ainsi sur deux urgences : désenclaver la localité à travers la construction d’un pont durable et alléger la charge financière qui pèse sur les parents pour assurer le fonctionnement de l’école.

De retour de Zogbéanta, Jean Loua pour Guineesource.com

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