N’Zérékoré : plus de 40 millions GNF et le contenu d’un bâtiment partis en fumée au quartier N’yen

Un incendie d’une rare violence s’est déclaré dans la matinée de ce mardi 2 décembre 2025 au quartier N’yen, non loin du lycée Félix Roland Moumié, dans la commune urbaine de N’Zérékoré. Le sinistre, probablement dû à un court-circuit électrique, n’a fait aucune victime humaine, mais a causé d’importants dégâts matériels, estimés à plus de 40 millions de francs guinéens, selon la victime, maître Joachin Lamah.

Le feu s’est déclaré aux environs de 10 heures, alors que le propriétaire des lieux s’était brièvement absenté pour acheter de la bouillie à sa fille malade. Ce dernier raconte les circonstances du drame.

« Ce matin, ma fille ne se sentait pas bien. Je l’ai envoyée dans une clinique à Mohomou. Après avoir pris les médicaments, nous sommes rentrés vers 10 heures. Sa maman était couchée à l’intérieur. L’enfant m’a dit qu’elle avait faim à cause des produits qu’elle a pris. Je suis sorti acheter de la bouillie pour elle. Dix minutes après, ma femme m’appelle pour me dire que la maison a pris feu », témoigne maître Joachin Lamah, maître plombier de profession.

Arrivé sur les lieux, il était déjà trop tard. Les flammes avaient ravagé l’ensemble du bâtiment et son contenu.

« Tout ce qu’on a pu sauver, ce sont quelques fauteuils. Le reste est complètement parti en fumée. À l’intérieur, il y avait un montant important, environ 41 millions GNF, mais il a tout brûlé. Je ne peux pas encore mesurer la perte totale, mais tout ce qui se trouvait dans la maison — habits, armoires, lits, matelas, meubles, un groupe électrogène de 3,5 KVA, un petit moteur Tiger, un congélateur, un vélo pour ma fille — a été consumé », explique-t-il, visiblement bouleversé.

Bien qu’absent au moment du déclenchement du feu, Joachin Lamah évoque un probable court-circuit électrique :
« Je suis abonné à l’EDG. Je n’étais pas là quand ça a commencé, mais j’imagine qu’il s’agit d’un court-circuit », affirme-t-il.

Ayant perdu l’ensemble de ses économies et de ses biens, le sinistré lance un appel aux autorités et aux personnes de bonne volonté.

« Je ne suis qu’un ouvrier qui se débrouille. Une perte pareille est très difficile à supporter, surtout que ma femme est en état de grossesse avancée. Je demande aux autorités et aux bonnes volontés de me venir en aide », implore maître Joachin Lamah.

De N’Zérékoré, Jean Loua pour Guineesource.com

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