
Le Centre d’Expo, de Réseautage et de Coaching (CERC), en partenariat avec TRACE, a officiellement annoncé les couleurs des « 72 Heures de TRACE Africa en Guinée », prévues du 19 au 21 novembre 2026 à Conakry. Au programme : panels, conférences, masterclass et concerts, avec en perspective le lancement annoncé de TRACE Nimba, une fenêtre dédiée à la musique guinéenne.
La conférence de presse animée par l’équipe du CERC, s’est tenue ce mercredi 21 octobre 2026 au Chapiteau By Issa, en présence de ses collaborateurs et de partenaires. La rencontre a également permis de présenter le calendrier culturel annuel de la structure.
L’événement ambitionne de réunir artistes, professionnels des médias, entrepreneurs, institutions et jeunes talents autour des enjeux de développement des industries culturelles et créatives africaines.
TRACE Nimba, une fenêtre pour la musique guinéenne
Pour Alice Doré, cette initiative représente une opportunité de renforcer la visibilité des artistes guinéens et de favoriser leur accès aux circuits de diffusion internationaux.

« Les 72 heures de TRACE en Guinée vont être une opportunité, non seulement pour le monde économique, mais aussi pour le monde culturel. C’est une occasion de mettre en avant les talents de ce pays et de favoriser une véritable intégration culturelle à travers l’Afrique », a-t-il expliqué.
Le responsable du CERC a indiqué que son organisation avait engagé des démarches auprès de la direction de TRACE en vue de mettre en place une fenêtre consacrée à la musique guinéenne, sur le modèle d’autres déclinaisons nationales du réseau.
Ce projet devrait donner naissance à TRACE Nimba, une initiative destinée à mieux exposer les artistes guinéens et leurs productions auprès d’un public international.
« Il faut qu’on ait aussi une fenêtre dédiée à la musique guinéenne », a insisté Alice Doré, soulignant les retombées potentielles pour les artistes, les médias et la jeunesse.
Le directeur général du CERC a également présenté ce projet comme un levier de promotion de l’image de la Guinée à l’étranger, notamment à travers la diffusion audiovisuelle.
Il a toutefois lancé un appel aux autorités pour accompagner cette initiative, estimant que sa réalisation nécessite des moyens financiers importants et une volonté politique.

Un programme musical entre diversité et rencontres artistiques
Au-delà de son volet institutionnel et professionnel, les « 72 Heures de TRACE Africa en Guinée » feront la part belle aux spectacles.
Le vendredi 20 novembre, le public est attendu pour le « Plateau des Divas », qui réunira trois artistes issues de trois pays : Manamba Kanté pour la Guinée, Mia Guissé pour le Sénégal et Roselyne Layo pour la Côte d’Ivoire.

Selon Alice Doré, cette programmation vise notamment à favoriser les rencontres entre artistes et à encourager de nouvelles collaborations musicales au-delà des frontières.
Il a rappelé l’expérience de précédentes éditions du CERC, qui ont contribué, selon lui, à rapprocher des artistes et à créer des opportunités de collaboration.
Le samedi 21 novembre, un concert grand public réunira plusieurs figures de la scène musicale, notamment Aubin Théa, Jupiter Davibe, Queen Rima THIRD et Didi B.
La programmation entend ainsi mettre en valeur différentes sensibilités musicales, entre sonorités traditionnelles, musique urbaine et influences contemporaines.

Le CERC sollicite l’accompagnement des autorités
Présente dans le secteur culturel depuis plus de seize ans, Alice Doré a rappelé les expériences de sa structure dans l’organisation de festivals et de rencontres culturelles. Il a notamment cité le Festival des Arts de la Forêt(FAF), dont la sixième édition est annoncée, ainsi que plusieurs initiatives liées à la promotion culturelle et au développement local.
Le CERC participe également à des rencontres culturelles autour du projet Simandou, organisées en collaboration avec Rio Tinto, selon son directeur général.
Forte de ce parcours, Alice Doré estime que le projet TRACE Nimba pourrait constituer une nouvelle étape dans la promotion des industries créatives guinéennes.

« Nous avons besoin de l’engagement et de l’accompagnement de l’État. Une telle initiative demande beaucoup de moyens financiers, mais aussi une volonté politique », a-t-il déclaré.
Il a par ailleurs annoncé que le concert du 21 novembre serait diffusé en direct sur TRACE, une perspective qui pourrait contribuer à renforcer la visibilité des artistes et de la culture guinéenne au-delà des frontières nationales.
À travers ces trois journées, les organisateurs entendent donc associer formation, réseautage, spectacles et promotion internationale, avec l’ambition de faire de Conakry un espace de rencontres pour les acteurs des industries culturelles et créatives africaines.

Foromo Lamah pour Guineesource.com
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