
Il y a des voix qu’on n’oublie jamais, des regards qui inspirent, des mains qui guident et des rencontres qui changent une vie…
Pour moi, cette voix, cette main, cette rencontre, c’était celle d’un homme, d’une icône, d’un modèle, d’un maître : Foromo Gbouo Lamah, celui qui m’a initié à l’univers du journalisme.
C’est vous qui, un jour, aviez placé un micro entre mes mains tremblantes. Un objet simple, mais chargé d’un poids immense : celui de la parole, de la vérité et du devoir. Ce jour-là, ma voix vacillait, mon cœur battait fort, mais vous aviez cru en moi. Vous aviez vu en moi ce que je n’avais pas encore découvert. Ce simple geste a marqué le début d’un long chemin.

À travers vos conseils, vos corrections parfois sévères mais toujours justes, j’ai appris l’essence même du métier : la rigueur, la vérité, la passion du terrain, l’éthique et le respect de la voix des sans-voix.
Vous ne formez pas seulement des journalistes : vous révélez des talents, forgez des caractères et éveillez des consciences. Grâce à vous, aujourd’hui, je sais écouter avant de parler ; chercher avant de rapporter ; douter avant d’affirmer.
Cet hommage est peu de choses face à tout ce que vous m’avez transmis. Mais il est sincère et profondément reconnaissant.
Merci à vous, Foromo Gbouo Lamah, formateur, mentor et modèle. La plume que je tiens aujourd’hui, c’est en partie la vôtre.
Formateur, oui. Mais bien plus que cela, vous êtes un repère, un phare dans la brume de mes débuts. À chaque faute : une correction accompagnée d’une petite moquerie. À chaque hésitation : un encouragement.
Vous ne m’avez pas seulement appris à parler ou à écrire ; vous m’avez appris à écouter le silence, à ressentir le poids des mots, à respecter le pouvoir de l’information.
Vous m’avez appris que tenir un micro, ce n’est pas parler fort : c’est porter la voix de ceux qu’on n’écoute jamais. C’est écrire pour éveiller, interroger pour informer et pour réparer.
Aujourd’hui, chaque reportage, chaque mot que je rédige porte encore l’empreinte de votre exigence et de votre passion. Vous avez semé en moi une graine, et cette graine est devenue une conviction : celle que le journalisme peut être noble, et que ma voix peut être utile.
Ma plume vous salue. Mon cœur vous rend hommage.
Certes, vous êtes un homme discret mais ferme, au regard calme et profond. Un professionnel, mais surtout un bâtisseur d’âmes.
Vous ne m’avez pas seulement appris à parler dans un micro ou à rédiger un article, mais aussi à écouter avec attention, à observer avec sens, à écrire avec honnêteté.
Vous m’avez appris que chaque mot porte une responsabilité, et que chaque silence peut être plus lourd qu’un discours.
Formateur, mentor, inspirateur… vous m’avez montré que le journalisme n’est pas une course à l’information, mais un service rendu à la vérité.
Vous m’avez fait comprendre que notre mission est d’éclairer sans brûler, de dénoncer sans condamner, d’informer sans manipuler.
Grâce à vous, j’ai compris que la voix du journaliste n’est pas la sienne, mais celle du peuple. Et qu’un micro n’est pas une arme, mais un pont.
C’est à vous, maître Foromo Gbouo Lamah, que je rends hommage. Ma voix est née de votre confiance, car vous m’avez montré le terrain, le respect de l’éthique et l’amour du métier.

Vous m’avez appris que le journalisme, ce n’est pas seulement informer, mais aussi écouter, comprendre, et parfois même consoler.
Votre rigueur, votre exigence et votre passion ont marqué chacun de vos élèves — stagiaires ou reporters — moi y compris.
Aujourd’hui, si je tiens un micro avec assurance et si je construis une phrase avec justesse, c’est en grande partie grâce à vous.
Vous m’avez appris que ce métier est bien plus qu’un enchaînement de reportages : c’est une mission.
Une mission où l’information est un service, le terrain une école, et où la vérité, même fragile, mérite d’être portée haut.
Vous avez corrigé mes fautes, mais aussi mes faiblesses. Grâce à vous, j’ai compris que la plume ne se manie pas à la légère et que la voix d’un journaliste peut porter celle d’un peuple tout entier.
Aujourd’hui encore, dans chaque mot que je prononce et dans chaque ligne que je trace, je sens votre exigence. Cette exigence qui me pousse à faire mieux, à rester vrai, à être digne du micro.
À vous, Foromo Gbouo Lamah, maître formateur, guide, bâtisseur de voix, je dis merci. Que ce modeste hommage soit le reflet de ma profonde reconnaissance.
Par Jean David Loua (J.D.L), journaliste reporter, depuis N’Zérékoré.
Tél. : (+224) 620 58 60 02