N’Zérékoré : Catherine Vaniwha Dramou, une jeune fille qui brise les stéréotypes en chaudronnerie

À N’Zérékoré, pendant que de nombreux jeunes profitent des vacances scolaires pour s’adonner à diverses activités, Catherine Vaniwha Dramou a fait un choix peu commun pour une jeune fille de son âge. Contrairement aux métiers traditionnellement associés aux femmes, tels que la couture ou la coiffure, elle s’est orientée vers la chaudronnerie, un domaine exigeant une forte endurance physique, dominé majoritairement par les hommes.

Seule fille parmi plusieurs garçons, Catherine exerce ce métier avec passion et détermination. Un choix qu’elle dit avoir fait par amour et par conviction.

« J’ai aimé ce métier depuis très longtemps. Quand je le pratique, je me sens libre. Cela me permet aussi de bien préparer mon avenir et celui des autres, parce que lorsque je serai une maîtrise, je pourrai former des apprentis », confie-t-elle.

Si les débuts n’ont pas été faciles, la jeune chaudronnière affirme avoir su s’adapter progressivement aux exigences du métier.

« Au début, ce n’était pas facile. S’asseoir longtemps pour souder me fatiguait beaucoup. Mais avec le temps, je me suis adaptée. Heureusement, mes parents m’encouragent énormément », ajoute Catherine.

Âgée d’une vingtaine d’années, Catherine Vaniwha Dramou adresse également un message fort aux jeunes filles et aux jeunes de son âge, les invitant à croire en leurs capacités et à apprendre un métier.

« Dans la vie, quand tu prends la décision de faire quelque chose, tu dois avoir la force de la pratiquer. Dieu t’aidera aussi. On ne peut pas demander de l’aide sans avoir appris un métier. J’encourage mes amies à choisir un métier, pas forcément la chaudronnerie. Il y a plusieurs métiers, il faut en apprendre un », a-t-elle conseillé.

Par ailleurs, Catherine lance un appel pressant aux autorités gouvernementales et locales pour un accompagnement des jeunes filles engagées dans les métiers techniques.

« Je demande au gouvernement et aux autorités locales d’aider les filles qui ont choisi d’apprendre un métier, surtout celles qui sortent des centres de formation professionnelle. Nous manquons de matériels et d’opportunités d’emploi. Si on nous aide avec des équipements, cela nous aidera énormément », a-t-elle plaidé.

À travers son parcours, Catherine Vaniwha Dramou incarne la résilience, le courage et la volonté de dépasser les barrières sociales, offrant ainsi un exemple inspirant à la jeunesse guinéenne.

Rédaction

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