
Le tronçon reliant Gouh (sous-préfecture de Soulouta) à Galakpaye (sous-préfecture de Yalenzoou), long d’une dizaine de kilomètres, se trouve aujourd’hui dans un état de dégradation avancée.
Plusieurs dalots de petits ouvrages de franchissement entamés depuis des mois sont restés inachevés, tandis que les déviations provisoires mises en place pour contourner les chantiers abandonnés sont presque impraticables, surtout pendant la saison des pluies.
Sur ce tronçon, les véhicules s’embourbent dans la boue, les passagers parcourent de longues distances à pied, et les marchandises sont parfois abandonnées en chemin.
Une situation que déplore Marceline Monèmou, habitante de la localité :
« La route fatigue tout le monde ici, surtout le dimanche, jour du marché à Galakpaye. Les cultivateurs de piment, d’aubergines et d’autres produits souffrent. Ils n’arrivent pas à transporter leurs marchandises jusqu’à N’Zérékoré. Parfois, les produits pourrissent sur place ou arrivent tardivement, ce qui réduit leur valeur. Cela impacte directement l’économie de tout le quartier », explique-t-elle.
Même son de cloche chez Germaine Haba, qui appelle à une intervention rapide :
« On demande aux autorités locales et même nationales d’avoir pitié de nous. Ce n’est pas un caprice, c’est un besoin vital. Que les travaux soient achevés et que les itinéraires soient réparés. La population souffre en silence », plaide-t-elle.

La situation de la route Gouh-Galakpaye est devenue un véritable appel à l’action.
Achever les dalots inachevés et réhabiliter le tronçon permettraient de désenclaver la zone, faciliter le transport des produits agricoles et redonner vie à l’économie locale.
Car, comme le rappellent les habitants, le développement commence aussi par l’accessibilité.

N’Zérékoré, Alain Lamah pour Guineesource.com