
Lors de sa plénière du mercredi 19 novembre 2025, le Conseil National de la Transition (CNT) a dénoncé des faiblesses majeures dans l’exécution des investissements publics au sein de plusieurs départements ministériels. L’institution a notamment pointé du doigt le ministère de la Pêche et de l’Économie maritime, dont le taux d’exécution budgétaire n’atteignait que 2 %, évoquant une inefficacité préoccupante et une lenteur dans la mise en œuvre des projets.
Interpellé sur la question, le ministre de la Pêche et de l’Économie maritime, Fassou Théa, a reconnu la pertinence des observations formulées par l’organe législatif de la transition. Toutefois, il a précisé que ce taux de 2 % correspondait au bilan laissé par son prédécesseur au moment de sa prise de fonction.

Le ministre a profité de l’occasion pour présenter le bilan de ses 100 premiers jours à la tête du département. Selon lui, un travail de fond a permis d’opérer un redressement significatif dans l’exécution des investissements publics.

« À ma prise de fonction, le Titre V du budget dédié à l’investissement affichait un taux de décaissement de seulement 2 %, traduisant une exécution quasiment à l’arrêt. Nous avons engagé une revue complète des dossiers et, sur 47 contrats analysés, 44 ont été validés par le Ministère de l’Économie et des Finances, soit 93,6 %. Ce pourcentage est exact, documenté et reflète fidèlement le travail réalisé », a expliqué Fassou Théa.
Le ministre assure que ces contrats sont désormais en cours d’engagement, permettant ainsi au département « de sortir de l’inertie » et de relancer la mise en œuvre des investissements jugés prioritaires.
Selon lui, « les chiffres, lorsqu’ils sont établis avec rigueur, parlent d’eux-mêmes », traduisant la volonté de dynamiser et d’assainir la gestion des investissements publics dans le secteur de la pêche et de l’économie maritime.

Guineesource.com