Guéckédou : le parquet ordonne une enquête judiciaire sur les retards des travaux routiers exécutés par GUICOPRES SA

Le Procureur de la République près le Tribunal de première instance de Guéckédou a ordonné l’ouverture d’une enquête approfondie sur les retards constatés dans l’exécution des travaux routiers réalisés dans la préfecture par la société GUICOPRES SA.

Dans une instruction datée du 30 juillet 2026 et adressée au Commandant de la Brigade de Recherches de Guéckédou, le parquet estime que ces retards suscitent de vives préoccupations au sein des populations et sont susceptibles de compromettre la sécurité des usagers, la continuité du service public ainsi que les intérêts économiques de la préfecture.

Le ministère public demande aux enquêteurs de déterminer les causes exactes des retards, d’identifier les éventuelles responsabilités des personnes physiques ou morales impliquées, notamment celles de GUICOPRES SA, de ses représentants, des services techniques de contrôle et de tout autre intervenant.

L’enquête devra notamment porter sur l’examen des contrats, avenants, cahiers des charges, rapports de contrôle, situations de travaux et documents financiers liés au marché. Les enquêteurs devront également vérifier le niveau réel d’exécution des travaux au regard des délais contractuels et des paiements effectués.

Le parquet ordonne par ailleurs l’audition des responsables de GUICOPRES SA, des représentants du maître d’ouvrage, des bureaux de contrôle, ainsi que des directeurs préfectoraux des Travaux publics et des Mines afin de recueillir toutes les informations utiles sur le suivi technique du chantier.

L’instruction prévoit aussi la recherche d’éventuelles infractions telles que le détournement de deniers publics, la corruption, le favoritisme, la concussion, l’abus de fonction, le faux et usage de faux, l’escroquerie ou toute autre infraction prévue par la législation pénale.

Enfin, le procureur exige que tous les documents administratifs et techniques nécessaires soient mis à la disposition des enquêteurs sans délai. Un rapport circonstancié, accompagné des procès-verbaux et des pièces justificatives, devra être transmis au parquet dans un délai de quatorze (14) jours pour les suites de droit.

Il faut noter que cette instruction judiciaire ordonne l’ouverture d’une enquête. À ce stade, elle ne constitue pas une preuve de culpabilité ni une condamnation des personnes ou entités visées.

Rédaction de Guineesource.com

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