Session criminelle à Macenta : « Aucun crime ne restera impuni », prévient le procureur Salimou Diaby

Le Tribunal de première instance (TPI) de Macenta a ouvert, ce mercredi 22 juillet 2026, sa session criminelle dans un contexte marqué par la recrudescence des crimes graves dans la préfecture. Au total, six dossiers sont inscrits au rôle : quatre affaires de viol, une tentative d’assassinat et un meurtre.

La cérémonie d’ouverture, placée sous la haute présidence du parquet général près la Cour d’appel de Kankan, a réuni les autorités préfectorales et communales, les notabilités locales ainsi que les responsables des forces de défense et de sécurité.

Dans son réquisitoire d’ouverture, le procureur de la République près le TPI de Macenta, Salimou Diaby, a adressé un message de fermeté aux auteurs d’infractions criminelles. Il a rappelé que Macenta est reconnue comme une terre de paix, de respect mutuel et de coexistence harmonieuse, avant de dénoncer les actes criminels qui menacent aujourd’hui cette réputation.

« Les crimes de sang, les atteintes odieuses à l’intégrité physique et les agressions sexuelles ne sauraient trouver la moindre tolérance au sein de notre société », a déclaré le magistrat, réaffirmant la politique de tolérance zéro contre les crimes graves.

Le procureur a assuré que son parquet fera appliquer « toute la rigueur de la loi » à l’encontre des auteurs de ces infractions. Il a notamment averti qu’aucune disparition suspecte, aucun crime rituel présumé ni aucun sacrifice humain ne resteront sans réponse judiciaire.

« Que cela soit entendu jusqu’au fond du dernier village de Macenta : aucune disparition suspecte ne sera ignorée, aucun crime dit rituel ou sacrifice humain ne restera impuni », a-t-il martelé.

Salimou Diaby a également salué le professionnalisme des officiers de police judiciaire, de la police, de la gendarmerie et des forces armées, dont les investigations permettent, selon lui, de réunir des preuves solides devant les juridictions. Il a aussi rendu hommage aux chefs religieux, aux autorités traditionnelles et aux notables qui, a-t-il souligné, refusent désormais de régler les affaires criminelles dans le cadre familial, privilégiant leur transmission à la justice républicaine.

Clôturant son intervention, le procureur de la République a lancé un appel à une mobilisation collective pour restaurer la sécurité et renforcer la confiance des citoyens envers l’institution judiciaire.

« Macenta a soif de vérité, Macenta a soif de justice, Macenta a soif de paix », a-t-il conclu, appelant à une répression exemplaire des crimes afin de préserver la quiétude et la cohésion sociale dans la préfecture.

Foromo Lamah pour Guineesource.com

Tel:+224620171814

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