
Le président de la République, le Général Mamadi Doumbouya, a rendu public, ce lundi 21 janvier, un décret portant réorganisation de l’appareil gouvernemental de la 5ᵉ République. Cette nouvelle architecture, marquée par la fusion de plusieurs départements ministériels, vise à renforcer l’efficacité de l’action publique et à rationaliser la gouvernance de l’État.
Une nouvelle configuration de l’exécutif guinéen
Selon le décret lu à la télévision nationale, le gouvernement de la 5ᵉ République repose désormais sur une structure resserrée, intégrant des ministères stratégiques couvrant les secteurs régaliens, économiques, sociaux et de développement. Cette réforme institutionnelle s’inscrit dans la dynamique de refondation de l’État engagée par les autorités de la Transition.
La nouvelle ossature gouvernementale se compose des ministères suivants :
- Ministère de la Justice et des Droits de l’Homme
- Ministère de la Défense nationale
- Ministère de l’Administration du territoire et de la Décentralisation
- Ministère de la Sécurité et de la Protection civile
- Ministère des Affaires étrangères, de l’Intégration africaine et des Guinéens établis à l’étranger
- Ministère de l’Économie, des Finances et du Budget (fusionné)
- Ministère du Plan, de la Coopération internationale et du Développement
- Ministère de la Modernisation, de l’Administration et de la Fonction publique
- Ministère de l’Emploi, du Travail et de la Protection sociale
- Ministère des Mines et de la Géologie
- Ministère de l’Agriculture
- Ministère de l’Élevage
- Ministère de la Pêche et de l’Économie maritime
- Ministère de l’Industrie et du Commerce
- Ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique
- Ministère de l’Éducation nationale, de l’Alphabétisation, de l’Enseignement technique et de la Formation professionnelle (fusionné)
- Ministère de la Culture, du Tourisme et de l’Artisanat (fusionné)
- Ministère de la Santé publique et de l’Hygiène publique
- Ministère de la Femme, de la Famille et des Solidarités
- Ministère de la Jeunesse et des Sports (fusionné)
- Ministère des Infrastructures
- Ministère des Transports
- Ministère de la Communication, de l’Économie numérique et de l’Innovation (fusionné)
- Ministère de l’Environnement et du Développement durable
- Ministère de l’Énergie
- Ministère de l’Assainissement, de l’Hydraulique et des Hydrocarbures
- Ministère de l’Urbanisme, de l’Habitat et de l’Aménagement du territoire
À ces départements s’ajoutent : - le Secrétariat général du Gouvernement,
et le Secrétariat général des Affaires religieuses.
À travers cette réorganisation, le président Mamadi Doumbouya entend réduire les chevauchements administratifs, améliorer la coordination entre les secteurs clés et renforcer la lisibilité de l’action gouvernementale. La fusion de certains ministères traduit également une volonté de maîtrise des dépenses publiques et d’optimisation des ressources de l’État.
La publication de cette nouvelle architecture gouvernementale ouvre désormais la voie à la nomination des membres du gouvernement et à l’opérationnalisation des politiques publiques de la 5ᵉ République.