Gouvernance des pêches : Fassou Théa dévoile le bilan de ses 100 jours à la tête du ministère

Le ministre de la Pêche et de l’Économie maritime, Fassou Théa, a présenté ce mercredi 19 novembre 2025 le bilan de ses 100 premiers jours à la tête du département. L’acte a eu lieu lors d’un atelier de validation du rapport sur la gouvernance des pêches, organisé en présence du ministre directeur de cabinet de la Primature, de la ministre du Commerce, de représentants d’institutions républicaines, diplomatiques, techniques ainsi que de la CONAPEG.

Un exercice de transparence et de responsabilité

Dans son discours, le ministre a rappelé que cet atelier marque une étape importante dans la nouvelle dynamique de gouvernance du secteur halieutique, fondée sur la transparence, l’évaluation et la responsabilité publique. Depuis son arrivée à la tête du département le 29 juillet 2025, Fassou Théa dit s’inscrire pleinement dans la vision réformatrice du Président de la République, Mamadi Doumbouya, portée par le Programme Simandou 2040.

Il a salué l’accompagnement du Premier ministre Amadou Oury Bah, dont le leadership a permis d’accélérer les réformes administratives et d’améliorer la coordination gouvernementale.

Un diagnostic complet du secteur

Durant les premiers jours de sa prise de fonction, un diagnostic national a été mené dans les zones de pêche artisanale et industrielle, les ports, les centres de transformation, les infrastructures frigorifiques, les postes sanitaires et les sites de débarquement. Le rapport pointe plusieurs défis majeurs :
– surexploitation des ressources ;
– vétusté des infrastructures ;
– faiblesse de la surveillance maritime ;
– lenteurs administratives ;
– déficit de coordination ;
– faibles investissements.

Sur le plan budgétaire, le ministère a constaté un taux de décaissement de seulement 2 % pour le Titre IV alors que l’année était déjà avancée. Une réforme immédiate de la chaîne contractuelle a donc été engagée.

Des réformes déjà visibles

Selon le ministre, les premières réformes portent leurs fruits. Au 18 novembre 2025, 40 contrats sur 47 ont été approuvés, 10 immatriculés et 7 en phase de finalisation, pour un montant global dépassant 193 milliards GNF. Ces contrats concernent notamment les programmes PAPAG, CNSP, ONSPA, PACDPP et les ports de Coléah, Teminètaye et Dabondy.

Fassou Théa estime que ces avancées traduisent une « reprise en main du secteur » et une restauration de la crédibilité institutionnelle.

Sécurité alimentaire et recettes publiques renforcées

Durant la période évaluée, 121 463 tonnes de produits halieutiques ont été mises à la disposition du marché national, renforçant la sécurité alimentaire.
Les recettes mobilisées pour le Trésor s’élèvent à 19,55 milliards GNF.

En matière de surveillance, 53 navires industriels et 47 semi-industriels ont été alignés, tandis que deux navires ont été arraisonnés pour infractions graves grâce au renforcement du VMS et au travail des observateurs embarqués.

Inspection sanitaire et avancées en aquaculture

Le ministère a également réceptionné 34 kits d’inspection sanitaire financés par la Banque mondiale dans le cadre du programme PReSeS-AOC.
Plusieurs actions ont été menées :
– 27 analyses d’échantillons ;
– 38 validations d’exportation ;
– 105 inspections de conteneurs ;
– 62 contrôles de camions frigorifiques.

En aquaculture, les résultats sont également encourageants :
– 186 tonnes mises sur le marché ;
– 277 tonnes autoconsommées ;
– 2 écloseries semi-modernes installées ;
– 70 bassins mis aux normes ;
– déploiement de 15 techniciens ;
– distribution de 600 sacs d’aliments ;
– pré-identification de pôles aquacoles dans les quatre régions naturelles.

Le Projet Kounki, un tournant majeur

Le ministre est revenu sur le Projet Kounki, financé à hauteur de 128 millions USD et adopté par le CNT. Ce projet couvre 50 % des besoins du Plan stratégique halieutique 2023-2027. Plusieurs actions préparatoires ont déjà été lancées.

Cap sur la modernisation du secteur

Pour les mois à venir, le ministère compte :
– moderniser les ports ;
– digitaliser les services ;
– accélérer l’exécution des projets ;
– renforcer les contrôles sanitaires ;
– intensifier la lutte contre la pêche INN ;
– opérationnaliser le Projet Kounki.

« Bâtir une Guinée bleue, émergente et durable »

En clôturant son intervention, Fassou Théa a remercié le Président de la République, le Premier ministre, ses collaborateurs et les partenaires techniques et financiers. Il a officiellement lancé les travaux de l’atelier, réaffirmant son engagement à poursuivre les réformes pour un secteur halieutique moderne et compétitif.

Guineesource.com

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