Irié (Macenta) : L’état catastrophique de la RN2 paralyse le commerce et fait flamber les prix à N’Zérékoré

 Les populations de la Guinée forestière paient le prix fort du mauvais état de la route nationale N°2 reliant Macenta à N’Zérékoré. Au niveau du district d’Irié, l’achèvement d’un dalot tarde toujours, et la déviation mise en place depuis plusieurs mois est aujourd’hui impraticable. Résultat : les camions de ravitaillement peinent à circuler et les prix des denrées alimentaires explosent dans les marchés de N’Zérékoré.

Dans les marchés de la capitale régionale, le sac de riz, l’huile de palme et d’autres produits de première nécessité connaissent une hausse inquiétante, fragilisant les ménages déjà éprouvés par la conjoncture économique.

Interrogé par Guineesource.com, Makan Camara, président de la Chambre régionale du Commerce, de l’Industrie et de l’Artisanat, précise :

« Les photos publiées ne montrent pas toute la route. Le problème vient d’un pont qui a été enlevé. Une déviation avait été créée à côté, mais elle a cédé lorsqu’un bus est passé. Cela est arrivé alors qu’une délégation ministérielle se trouvait sur place. La route principale, elle, reste praticable », a-t-il expliqué.

Selon lui, les difficultés les plus graves ne se limitent pas à l’axe Macenta–N’Zérékoré. « Sur l’axe Faranah–Mamou, notamment dans la zone de Maréla, la situation est encore plus compliquée. Pour contourner le problème, les véhicules sont obligés de passer par Faranah–Dabola, puis de rejoindre le goudron de Kankan pour continuer vers Conakry », a-t-il ajouté.

Cette perturbation sur les axes routiers entraîne une flambée des prix dans les marchés forestiers. Mais Makan Camara se veut rassurant :

« Les ouvriers sont déjà sur place pour réparer le pont et la déviation. Les commerçants doivent rester calmes. D’ici une semaine, les travaux seront terminés et tout rentrera dans l’ordre », promet-il.

En attendant, il conseille aux commerçants de produits périssables de limiter leurs déplacements afin d’éviter des pertes financières.Pour le président de la Chambre de Commerce, il y a urgence à agir durablement :

 « La Guinée forestière est le grenier du pays. Beaucoup de produits comme l’huile de palme, le café et le cacao viennent de cette région. Le gouvernement ne peut pas négliger cette route. Il doit revoir cette situation et corriger les parties les plus dégradées », plaide-t-il.

M. Camara appelle les populations à garder espoir, tout en exhortant les autorités à accélérer les travaux pour éviter une véritable crise alimentaire dans la région.

De N’Zérékoré, Sayon Haba pour Guineesource.com

 Tél : +224 610 87 77 44 / 627 21 55 74

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