
Dans le cadre du procès très médiatisé de l’artiste guinéen Mohamed Seydou Bangoura, alias Singleton, entamé ce mercredi 03 septembre 2025 au tribunal de première instance de Coyah, une question revient avec insistance :le désistement de la partie civile suffit-il à mettre fin à la procédure judiciaire en cours ? L’avocat à la Cour, Maître Pépé Antoine Lama, apporte des éclaircissements juridiques.
Selon lui, il est fondamental de rappeler que l’action publique, c’est-à-dire la poursuite de l’infraction au nom de la société, est indépendante de la volonté de la partie civile. Ainsi, même si la victime pardonne ou renonce à ses demandes de réparation, cela n’entraîne pas l’extinction de la procédure.

« Le procès pénal suit son cours, car il appartient à la société, par l’intermédiaire du parquet, de poursuivre et de sanctionner les atteintes à l’ordre public », explique-t-il.
Par ailleurs, Maître Lama précise que le ministère public lui-même ne peut pas, à ce stade, mettre un terme aux poursuites. « Une fois l’action engagée, seul le juge est compétent pour statuer, après examen des faits et du droit », ajoute-t-il.
En résumé, souligne l’avocat, ni le pardon de la victime, ni son désistement, ni même la volonté du parquet ne suffisent à arrêter la poursuite : seul le juge, par une décision juridictionnelle, peut mettre fin au procès.

Malgré le désistement de la partie civile et le rejet de la demande de mise en liberté provisoire de l’accusé, le tribunal de première instance de Coyah a décidé de renvoyer le procès au 9 septembre pour la poursuite des débats
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